Oslo 2026

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Cela fait des années que la Norvège, Oslo en particulier, est sur notre bucket list. En ce mois d’octobre, les planètes de l’agenda et de la météo étaient suffisamment bien alignées pour que nous réservions un avion et un hôtel à Oslo. Le lendemain, nous embarquions.

Le centre-ville d’Oslo se trouve à une demi-heure de train de l’aéroport. A la sortie de la station, il nous reste 100 mètres à marcher pour arriver dans notre hôtel. Et quel bel hôtel … il est entièrement dans le thème de l’art-déco des années 20-30.

Dès le lendemain, carte en mains et chaussures de marche aux pieds, nous partons découvrir cette ville. Première surprise : il y a très peu de voitures, aucune file, aucun embouteillage. Pourtant les voies et trottoirs sont très larges. La ville est bien desservie en trams et bus et quasiment tous les véhicules disposent d’une motorisation électrique, même les camionnettes et les bus de touristes. Pas d’odeurs nauséabondes, pas de bruit … un rêve.

Plus de la moitié du parc automobile norvégien est électrifié. Ce qui est encore plus étonnant, c’est que la Norvège dispose du plus grand fond souverain au monde (plus de 2.100 milliards d’euros) qui a été constitué depuis les années 60 par les revenus des réserves d’hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) et d’une production hydroélectrique propre.

Les Norvégiens s’expriment par onomatopées dans un sabir incompréhensible aux non-initiés. Heureusement qu’ils manipulent l’anglais aussi bien que les grands-bretons car nous n’avons eu aucun problème pour nous faire comprendre.

Les Norvégiennes sont (très) grandes, (très) élancées, (très) minces, avec des yeux (deux) d’un bleu transparent et … (très) blondes. Elles sont également (très) sportives. On ne les compte plus qui joggent sur les quais des fjords, habillées en tenues lycra (très) ajustées. Mais, bon … ce n’est pas non plus comme si je les avais regardées.

Tiens, en parlant de sport, après le jogging, le second sport national féminin semble être le steeplechase derrière charrette de superette. Les athlètes parcourent la ville en poussant une espèce de chariot en plastique à quatre roues et recouvert d’un couvercle qui le fait ressembler à un barbecue. Je suis quand même allé voir ce qu’il s’y trouvait. Mal m’en a pris car j’y ai vu une espèce de « truc » très bruyant et malodorant équipé de quatre mandibules dotées de pinces qui essayent d’attraper tout ce qui passe à leur portée. C’est probablement à cause de l’odeur et du bruit qu’une fois terminée leur course et réunies pour le debriefing dans une cafétéria, ces dames laissent leur chariot à l’extérieur, sur le trottoir.

Quant aux Norvégiens, je n’en n’ai pas vu beaucoup courir. A mon avis, ce sont juste des gros beaufs qui se prélassent dans leur divan en buvant de l’aquavit.

Le taux de fécondité en Norvège est supérieur à celui de la Belgique. Je suppose que c’est pour cette raison, et aussi pour les 49 semaines de congé parental à 100% du salaire, que les norvégiens copulent. Bon, je sais : quand on se rapproche du cercle polaire, les nuits d’hiver sont plus longues, et que voulez-vous faire d’autre pendant de telles nuits, sinon baiser comme des lapons ?

Nous n’avons pas mal mangé mais j’avoue être déçu car je pensais goûter au plat national, l’Oslo-Bucco, mais je ne l’ai pas trouvé à la carte. C’est probablement un plat saisonnier. A Oslo, quand tu es touriste, tu as le choix : soit tu fais régime, soit tu vends un rein pour te payer une assiette. Nous n’avons pas grossi.

Tant que je suis dans la gastronomie, nous avons également reçu une information primordiale : la Norvège est le plus grand consommateur mondial de Pepsi Max par habitant. Oui, oui, entre 19 et 22 litres / an / norvégien.

Oslo est une ville extrêmement propre, très rares sont les déchets et autres mégots au sol, inexistantes sont les crottes de chiens. Des poubelles publiques sont installées partout. Les murs de la ville ne sont tagués qu’à l’intérieur du musée des arts modernes.

La ville brille par son modernisme et elle respire l’opulence par tous ses pores. A lui seul, l’opéra d’Oslo (2008) a coûté 500 millions d’euros. Cela laisse rêveur quand on pense aux 700 milliards de dette de notre pays.

Chaque année, le prix Nobel de la Paix se remet à Oslo, dans l’hôtel de ville. A lui seul, le bâtiment expressionniste en briques vaut le détour. C’est dommage que le canard à l’orange ne l’ait pas reçu sans quoi nous aurions pu l’y croiser.

Les osloïtes ont délaissé les drakkars pour se déplacer à vélo et à trottinette. Les conducteurs de ces engins sont aussi respectueux de leur code de la route que les Belges chez eux, ce qui nous a valu quelques frayeurs. Cela dit, c’est assez méritoire de circuler avec ces deux roues dans une ville striées de rails de trams.

Les automobilistes roulent lentement et sont très attentifs aux piétons. J’ai dans l’idée que la tolérance zéro y est permanente. Le taux d’alcool toléré y est de 0.2 g/l (en Belgique, c’est 0.5 g/l) et les amendes sont proportionnelles au revenu.

Nous gardons la Norvège dans notre to do list car nous y retournerons dans le but de visiter la longueur du pays.