VTT dans les Cotswold 2026

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De tous les pays que je connaisse, la Grande-Bretagne est probablement celui qui est le mieux adapté à la pratique du VTT. Pays de Galles, Ecosse, Peak District, Lake District, South Downs, Cornouailles et maintenant les Cotswold sont des endroits magnifiques et vraiment très chouettes à visiter sur un VTT.

Cela faisait plusieurs semaines que nous attendions l’opportunité d’une bonne fenêtre de tir météo pour embarquer tout notre matériel en direction de l’autre côté de la Manche. Dès que la grenouille a pointé le bout de son nez hors du bocal, cela n’a pas traîné et nous avons réservé le train et les hôtels dans les Cotswold. Coup de bol : une bulle d’air (très) chaud s’est installée sur l’Europe. Le premier jour a été un peu frisquet mais le reste du séjour n’est pas passé en dessous de 25°.

Calais est à trois heures de route ensuite trois quart d’heure de train dans l’Eurotunnel et à nouveau trois heures de route vers le nord des Cotswold, à l’ouest de l’Angleterre, au-dessus des Cornouailles et un peu à droite du pays de Galles.

Quelques petites précautions d’usage. D’abord, on roule à gauche … même à jeun. Les limitations de vitesses et les distances s’expriment en miles (1 mile = 1.61 Km) et certaines mesures sont en Yards (1 yd = 0.91 M). En français, le yard, c’est la verge anglaise. Oui, je sais, les anglais sont parfois prétentieux mais imaginez un instant si les français avaient conservé cette mesure. A coup sur cela aurait valu plus un bon deux mètres.

Plus important encore, la bière se boit en pintes (1 pt = 0.57 l) , ou en demi-pintes, mais dans cette version, vous ne serez pas pris au sérieux en vous prétendant vététiste.

La campagne est magnifique avec des ondulations dans le relief. Nous avons sillonné beaucoup de singletracks et traversé de nombreux champs et ouvert-fermé des dizaines de barrières.

A ce sujet, il est important de savoir que si le Royaume Uni dispose d’un beau réseau de chemins et sentiers, il y en a beaucoup moins que chez nous mais il dispose du « Right of way » (retenez bien ce terme car vous le rencontrerez souvent). Il s’agit d’un droit de passage public qui s’applique sur des propriétés privées, comme des champs. Ce droit de passage est indiqué sur tous les chemins où il s’applique.

Les britanniques sont très pointilleux sur ce droit. Vous verrez des footpaths qui sont des chemins exclusivement destinés aux piétons et qu’il faut mieux éviter sur vos vélos. Les bridleways, par contre, vous sont tout à fait accessibles.

Si vous vous trouvez là où vous ne pouvez pas, n’hésitez pas à faire un grand sourire, à dire bonjour (« Hi » ou « Hello ») et il est probable que la personne vous remettra sur le droit chemin. Les britanniques sont extrêmement polis et il est habituel de saluer les personnes que vous croisez, même si elles ne sont pas sur un vélo.

Si vous traversez un champ sur une bridleway et qu’il y a du bétail (« livestock »), ne faites pas comme chez nous en vous tirant la bourre. Vous roulez calmement et les animaux se bougeront du chemin. Contournez quand même les vaches quand elles ont des veaux.

Si vous ouvrez une barrière pour entrer dans le champ, vous la refermez derrière vous. Cela semble logique mais j’en connais des ceusses que cela ne préoccupe guère.

La propreté est de rigueur aussi évitez donc de balancer les emballages de barres énergétiques et autres gels vides dans la nature. Les britanniques promènent leurs chiens en laisse et, même dans les bois, ils ramassent et emportent les déjections canines dans un petit sac.

Nous avons rencontré très peu de pylônes, éoliennes et autres brols destinés à enlaidir le paysage. Cette région ne possède quasiment pas d’autoroutes et il y fait un calme olympien. Seuls les cris des nombreux faisans viennent titiller nos oreilles. Nous avons rencontré beaucoup d’animaux de la faune locale : les faisans, les perdrix, les lièvres, les écureuils, les milans rouges (« Kite »), les chevreuils, … Ce ne sont pas les animaux qui manquent.

Chaque village possède son pub où il est possible de se restaurer. Pour info, on commande et on paye au bar puis on emporte sa consommation. Le cidre est très rafraîchissant et peu alcoolisé. En Grande-Bretagne, l’horeca n’est pas bon marché mais vous ne vous faites pas rouler car la qualité et la quantité sont au rendez-vous. Oubliez donc le fish-and-chips et la gelée verte qui donne le mal de mer rien qu’à la regarder. Les britanniques ont fait énormément de progrès culinaires depuis longtemps.

Tout se paye bien entendu en livres (« pounds ») mais, même le pub du plus petit village accepte la carte de crédit qui est, d’après ce que j’ai pu voir, le mode de paiement le plus utilisé.

Comme partout, il est conseillé de préparer ses traces avant de partir. A notre époque, cela se faire rare mais on trouve encode des bouquins (oui, oui, des livres avec des pages en papier et des trucs imprimés dessus) qui regroupent d’excellentes traces. Vertebrate Publishing a publié une bonne douzaine de guides qui couvrent quasiment toute la Grande-Bretagne. Ces guides sont vraiment excellents pour se forger une idée de ce que l’on souhaite faire. Ils ne proposent pas de fichier GPX à télécharger sur votre GPS mais en googlant un peu vous les trouverez sans problème. Il est quand même préférable de télécharger ces fichiers sur votre GPS avant de partir car certains chemins sont vraiment étroits et on ne les voit qu’au dernier moment.

Pour un vététiste, le terrain est assez physique mais techniquement pas dangereux. Vous n’y trouverez pas des montées de plusieurs miles à des 15% mais, croyez-moi, vos guibolles ne seront pas épargnées pour la cause.

Nous avons achevé notre séjour avec plus de 320 km au compteur, tout cela sous 5.100 M de dénivelé positif.

Eric

Londres 2026

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Londres ? Bah … c’est gris, triste, on y bouffe mal et puis ils ont fait leur brexit en 2020.

Que de préjugés.

En ce qui concerne le Brexit, ils s’en mordent les doigts. Ils ont repris le contrôle de leurs finances, ils ont cessé de payer leur quote part à l’Union Européenne … mais les robinets européens se sont également taris. Par rapport à l’euro, le pound a pris un coup dans l’aile et cela est intéressant pour nous. En gros, ils vivent moins bien et, de plus, l’opinion publique (55% en 2024) est de plus en plus hostile au Brexit. De là à ce qu’on les reprenne …

Pour nous, le seul problème est que pour profiter de leur pays, il nous faut un passeport et une autorisation d’accès (ETA) qui coûte 16 £.

En dehors de cela, l’accès est vachement facile en train : Namur-Bruxelles puis l’Eurostar jusqu’au centre de Londres.

« A Londres, il pleut tout le temps ». Dans les faits, il ne pleut pas plus souvent que chez nous. 106 jours de pluie par an (111 pour Paris). Février est le mois le plus sec (ben oui !).

« Londres, c’est gris ». Cette assertion n’est pas tout à fait exacte. Si les bâtiments sont d’une couleur qui tend plus vers celle de Charleroi que de celle la Jamaïque, les londoniens ont résolu le problème en peignant les façades dans des couleurs chatoyantes. Ils ont même des tunnels entièrement consacrés aux peintures murales, consensuellement appelées « tags », où l’imagination est au pouvoir.

« On bouffe mal à Londres ». La Grande-Bretagne n’est pas réputée pour sa gastronomie mais oubliez donc les fish and chips, les bangers and mash et les trucs en gélatine verte qui vous donnent le mal de mer rien qu’à les regarder. Commencez la journée par un bon english breakfast classique qui va vous caler pour la journée. Aujourd’hui, la cuisine britannique est celle de ceux qui s’y sont établis et elle est très variée. N’hésitez donc pas à réserver un bon thaï, indien, chinois, … ce ne sont pas les restaurants qui manquent.

« A Londres, on visite les musées ». Effectivement, c’est une option. Mais il faut bien reconnaître que les musées, c’est … comment dire … assez chiant. Bon, ok, sauf celui de la Royal Air Force qui est passionnant et qui a mérité d’y rester une journée. Donc, plutôt que les musées, sortez donc des sentiers battus et promenez vous dans les différents quartiers périphériques, voire même dans les cimetières comme celui de HighGate.

A Bruxelles, quand on arrive dans la gare du Midi, on reste à l’intérieur sous peine de se ramasser une chlamydia, une chaude pisse, la tuberculose ou, pire encore, de se voir dépouiller de tous ses biens. A Londres, c’est le contraire : on visite les alentours. Tout ce que l’on risque, c’est de tomber sur un tunnel aux murs et plafonds remplis de graffitis multicolores.

En Belgique, quand on a la « chance » de disposer d’un chancre urbain (bon, d’accord, il y en a dans chaque ville), on le conserve en l’état et on le laisse (sur)vivre sa vie et pourrir sur place. Après tout, il faut bien caser les squatteurs et autres camés quelque part. A Londres, ils restaurent les anciens quartiers mal famés, comme Battersea par exemple. Si vous ne connaissez pas, regardez donc la pochette du 33 tours « Animals » de Pink Floyd. Des investisseurs malaisiens y ont investi 10 milliards (d’euros) pour y construire un grand ensemble super luxe.

Les processus de gentrification sont en marche : Shoreditch, Hackney, Brixton, … La recette est chaque fois identique : on prend un trou à rats qu’on achète pour des clopinettes, les créatifs s’y installent parce que ce n’est pas cher, ils proposent de la bonne bouffe et le buzz se crée. Les gens suivent en masse et s’y installent. Dès que la masse critique est atteinte, les grosses entreprises s’y installent … puis ils virent les créatifs d’origine. Et le cycle recommence autre part.

« Londres, c’est congestionné ». Dans la City (le centre-ville, quoi), les voitures particulières sont quasiment interdites et c’est très sécurisant d’y circuler à pied … ou à vélo.

Les coins touristiques méritent toujours un détour à condition de seulement les traverser. Camden Town, l’ancien repaire des punks, est aux mains des pakistanais et des indiens qui ont récupéré toutes les boutiques et les seuls punks que vous y trouverez sont les quelques bonimenteurs qui essayent de vous attirer dans les boutiques. A cet endroit, vous trouverez plus d’étrangers bcbg que de britanniques contestataires. Par contre, rien ne vous empêche de partir de là à pieds pour longer un canal qui retourne vers les grands parcs.

A Londres, les déplacements sont vraiment très faciles grâce au métro qui vous emmène partout à condition de vous y retrouver dans le spaghetti des différentes lignes. Vous aimez jouer aux jeux de pistes ? Le métro londonien est fait pour vous.

A Londres, la rue est un spectacle.

La ligne de chaîne … et plus si affinités

Les amateurs de cyclisme qui suivent les grandes compétitions ont certainement déjà entendu l’expression : « il roule tout à gauche » ou « il est tout à droite ».

Cela signifie que la chaîne du vélo se trouve sur le plus petit plateau avant et sur le plus grand pignon arrière, là où le développement est le plus petit ou alors, sur le plus grand plateau à l’avant et sur le plus petit pignon arrière, là où le développement est le plus grand.

Vous n’entendrez jamais qu’un coureur a positionné sa chaîne sur le plus grand plateau avant et le plus grand plateau arrière. Dans ce cas, il « croiserait » sa chaîne.

Croiser sa chaîne signifie qu’elle ne se trouve pas dans l’alignement des plateaux avant et arrière et qu’elle travaille en diagonale.

Une telle configuration crée des contraintes excessives sur l’ensemble des composants de la transmission, le bruit est plus important et il y a une perte de rendement qui peut être sensible. Le mauvais passage des vitesses peut également résulter d’un croisement de chaîne.

Selon son type, une chaîne bien droite est capable de supporter une charge de 800 à 1000 kg. Il a été mesuré qu’une chaîne placée en diagonale peut perdre environ 60% de sa capacité. Et plus la chaîne s’use, plus cette capacité diminue.

Dans cet exemple, on voit clairement que lorsque la chaîne quitte le pignon, les dents frottent sur l’intérieur gauche des maillons. Vous trouvez exactement le même problème sur le galet bas du dérailleur.

C’est pour ces raisons que la notion de ligne de chaîne a été mise en avant.

Remarque : le problème de ligne de chaîne étant présent aussi bien avec une cassette qu’avec une roue libre, c’est le terme générique « cassette » qui est utilisé dans tout ce document.

La théorie

La ligne de chaîne est avant tout une notion théorique. Elle détermine la position idéale de la chaîne dans une transmission et ce, autant sur la cassette que sur les plateaux à l’avant.

C’est une ligne qui est parallèle à l’axe longitudinal du vélo, qui passe par le milieu des plateaux avant et par le milieu de la cassette. Quand votre chaîne se trouve sur cette ligne, vous pouvez être certain de sa rectitude.

Cette ligne se mesure (en millimètres) par sa distance par rapport à l’axe du vélo. Sur la plupart des vélos, cette distance varie entre 47.5 et 50 mm. Sur les VTT récents, cela peut même atteindre 57 mm.

Plus le moyeu arrière est large, plus cette distance augmente.

En pratique

A ce stade, vous êtes peut-être en train de vous demander à quoi tout cela peut bien servir puisque, de toutes façons, vous avez acheté votre vélo neuf et que c’est l’usine qui s’est occupé de cela. Et vous aurez raison … jusqu’au jour où vous souhaiterez modifier votre transmission en changeant :

  • le modèle de pédalier ou
  • le boîtier de pédalier ou
  • le nombre de pignons de la cassette ou
  • le nombre de plateaux

Pour l’une de ces modifications, vous devrez prendre en compte l’adaptation de la ligne de chaîne qui se fait principalement (mais pas que) par l’installation d’entretoises au niveau du pédalier.

A l’arrière, il est également possible de jouer sur des entretoises mais c’est assez délicat et cela nécessite une modification du centrage de la jante puisque le résultat sera une roue décentrée. Avec un frein à disque, c’est encore plus difficile puisque sa position sera également modifiée. Cette option n’est pas à recommander et n’est pas abordée ici.

Mesure de la ligne de chaîne (à la cassette)

Commencez par effectuer à blanc, le cas échéant, les modifications sur l’arrière de votre transmission. Par exemple pour un changement du nombre de pignons de la cassette.

Cela semble évident mais avant de commencer les mesures, vous devez vous assurer que l’entraxe de la roue correspond bien à celui du triangle arrière. Dans le cas contraire, il est inutile d’aller plus loin, c’est que vous avez loupé votre coup. Installez votre roue dans le cadre et assurez-vous qu’elle est bien logée droite dans les pattes.

Une fois que c’est en ordre, vous devez calculer la valeur de ligne de chaîne, c’est-à-dire la distance qui sépare l’axe du vélo du pignon de milieu de la cassette.

Exemple : une cassette de 7 pignons : vous mesurez depuis l’axe du vélo jusqu’au 4ème pignon.

Je vous entends déjà objecter (c’était prévu) que vous avez une cassette de 8 pignons. Vous mesurez alors jusqu’au milieu de l’espace entre le 4ème et le 5ème pignon.

Pour un vélo monovitesse (ou pignon fixe), je vous laisse deviner.

Deux valeurs sont nécessaires :

  • A = l’entraxe des pattes à l’arrière du cadre
  • B = la distance entre le pignon du milieu de la cassette et la patte droite du cadre

Un peu de math : (A /2 ) – B = la ligne de chaîne

Une fois cette valeur obtenue, il ne vous reste plus qu’à la reporter au pédalier.

Mesure de la ligne de chaîne (au pédalier)

A l’avant également, vous effectuez un montage « à blanc » des modifications que vous souhaitez.

Le principe est identique au calcul pour l’arrière : on part du milieu du cadre jusqu’au milieu des plateaux.

Et, oui, si vous utilisez un double plateau, c’est la distance jusqu’au milieu des deux plateaux.

Et, oui, pour un mono-plateau, je vous laisse également deviner.

Ajuster la ligne de chaîne

Le but est que la valeur de la ligne de chaîne avant soit identique à celle mesurée à l’arrière.

Avant que vous ne posiez la question de savoir si cela doit être précis, je vous réponds « oui … à un ou deux millimètres près ». Les chaînes ont un petit degré d’élasticité qui permet un certain jeu.

Exemple : vous souhaitez diminuer votre ligne de chaîne de 2mm. C’est-à-dire que le petit plateau doit donc être rapproché du cadre de 2mm. La première chose à faire est de vérifier si cela ne va pas générer du frottement avec le cadre. Dans l’affirmative, cette modification ne sera pas possible.

Différentes solutions sont possibles :

Avec un boîtier de pédalier fileté (BSA = Birmingham Small Arm)

Adapter (= remplacer) le boîtier de pédalier en utilisant le modèle dont l’axe est plus long (ou plus court).

Pour diminuer la ligne de chaîne de 2 mm, vous devrez choisir un boîtier dont l’axe est 4 mm plus court (2mm de chaque côté). Il existe des boîtiers à cartouche intégrée de 107, 110, 113, 115, 118, 122 ou 128mm. Cette valeur est généralement imprimée sur le boîtier.

Avec un boîtier Octalink de Shimano, les longueurs d’axe possibles sont : 113, 118, 121, 126mm. Vous pouvez donc passer d’un 121 à un 118mm. Cela ne fait que 3 mm de différence mais, comme il est précisé plus haut, cela ne doit pas être d’une précision suisse.

Avec un boîtier de pédalier à roulements externes

Si vous utilisez un boîter de pédalier à roulements externes, comme le Hollowtech de Shimano ou le GPX de Sram, vous devrez utiliser des entretoises (spacers) pour écarter le petit plateau du cadre mais si vous utilisez un pédalier multiplateaux, il n’y a pas de solution facile pour faire le chemin dans l’autre sens, à savoir de diminuer la ligne de chaîne.

Cela dit, pour un pédalier monoplateau, certains plateaux proposent un déport (offset) de la denture vers l’intérieur du vélo (vers le cadre). Cet offset peut être de 3, 6 ou, plus rarement, de 9mm. En gros, il s’agit d’un plateau de forme (légèrement) concave. C’est le cas des configurations Boost sur les VTT.

Les entretoises (spacers) sont des rondelles d’espacement qui se glissent sur l’axe du pédalier pour ajuster la position du (ou des) plateau(x) vers l’extérieur du cadre.

Le diamètre interne de l’entretoise doit être identique à celui (externe) de l’axe de pédalier. Son épaisseur détermine la correction que vous souhaitez apporter.

Problèmes

Vous utilisez un pédalier 3 plateaux et vous décidez de passer en simple plateau. Le plus logique est d’installer votre plateau à la place du second plateau (celui du milieu) de votre ancien pédalier.

Les plateaux sont tenus ensemble par des mêmes vis « cheminées ». Si on enlève un plateau, ces vis deviennent trop longues et il faut donc prévoir une entretoise qui occupera l’épaisseur de la place laissée vide par le plateau que vous enlevez.

Vous utilisez un pédalier 2 plateaux et vous décidez de passer en simple plateau.

La logique veut d’installer votre nouveau plateau à la place du plus grand plateau de votre ancien pédalier. Le problème est qu’en agissant de la sorte, vous modifiez la ligne de chaîne et il vous faut un plateau avec un déport (un offset) vers le cadre du vélo. Il est probable qu’un plateau avec un offset de 6 mm sera nécessaire.

Vous pouvez également utiliser une entretoise à placer entre le pédalier et le plateau.

Les outils

Le plus utile est le vernier (ou pied à coulisse). Il vous permet de mesurer avec précision une épaisseur, un diamètre et une profondeur.

Un vernier standard a déjà une précision de 0.01 mm ce qui est nettement suffisant pour ce que nous devons en faire et il est absolument inutile d’acheter un modèle avec un cadran et une batterie,

Cfr https://www.youtube.com/watch?v=YMbC5IAr1Lc pour le mode d’emploi.

Une latte métallique graduée en pouces et en centimètres est un outil utile et pratique.

Park Tool proposait un outil de vérification de la ligne de chaîne mais il n’est plus disponible.

Un peu de complexité

Si vous n’avez pas tout compris, ne vous tracassez pas. Ce chapitre va achever de vous noyer car il va vous introduire le facteur Q.

Et, non, il ne s’agit pas d’une maladie dont le symptôme se présente dans le fondement de votre postier préféré.

Le facteur Q se rapporte au cancanement (le cri) du canard (« quack » en anglais), en référence à l’écartement caractéristique des pattes de cette bestiole. En gros, c’est la distance extérieure entre les deux manivelles de votre vélo.

Une mauvaise valeur du facteur Q peut générer des douleurs dans les jambes et les articulations. Elle est déterminée par, entre autres, la largeur du bassin du cycliste.

Le fait d’agrandir ce facteur est un risque d’accrochage de la pédale lorsque vous penchez le vélo dans un tournant.

Il est évident que l’ajout d’entretoises sur un pédalier influe sur ce facteur.

En VTT, le facteur Q est souvent plus large pour laisser de la place aux pneus plus gros et pour mieux gérer la stabilité dans les terrains accidentés.

Cela dit, si vous en arrivez à vous interroger sur le facteur Q de votre vélo, je ne peux que vous suggérer une étude posturale (« bike fit ») chez un spécialiste, au minimum un kiné sportif.

Postface

Cet article n’a pas l’ambition d’être exhaustif. Son but est d’abord d’expliquer le principe et l’importance de la ligne de chaîne et, ensuite, de faire prendre conscience de la complexité de la géométrie d’un vélo.

A première vue, la notion de ligne de chaîne peut sembler futile voire même inutile et simpliste. Mais il n’en n’est rien car une mauvaise ligne de chaîne peut abîmer un vélo, de même que l’individu qui s’y trouve assis. Et modifier une ligne de chaîne ne se fait pas nécessairement en deux coups de cuillère à pot.

Références

  • Lecyclo.com
  • hopetech.com
  • eu.oneupcomponents.com
  • sram.com