VTT automne 2021

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Ben oui … l’automne vient de se terminer. Ok, je sais que cela peut paraître étranger aux yeux de certains mais les trois derniers mois faisaient bien partie de cette saison dans laquelle on retient généralement l’été indien, les journées lumineuses, le subtil changement de couleur des feuilles dans les arbres, le raccourcissement des journées, les soirées au coin d’un feu de bois avec une petite laine, le beaujolais nouveau, les cougnous, …

Cette année … ben … pour avoir un été indien, il aurait déjà fallu avoir un été. On s’est tous retrouvés avec une plume dans le cul sans s’en rendre compte. Nous avons effectivement eu des journées lumineuses … enfin … trois. Ben oui … où pensez-vous que j’ai pu trouver assez de lumière que pour prendre ces photos ?

En ce qui concerne le changement de couleur des feuilles, il a été tellement subtil que nous sommes passés, en deux jours, de « avec feuilles » à « effeuillés sans passer par le Crazy Horse ». Autant vous dire que nous n’avons pas eu le temps de bien visualiser les couleurs.

J’ai eu un peu du mal à constater le raccourcissement des journées. Il faut bien dire que les nuages qui se trouvaient entre notre bonne vielle Terre et la base des gaz à effet de serre m’ont empêché de pourvoir penser qu’il y avait encore un soleil … quelque part dans l’univers.

Les habitants de La Palma, autour du Cumbre Vieja, au Canaries sont probablement les seuls à réellement avoir apprécié leurs soirées au coin du feu. Bon … d’accord, leur coin de feu faisait quand même pas mal d’hectares mais ils ont pu se taper quelques barbecues géants qui resteront dans les annales. Les veinards …

Je vous concède bien volontiers que le beaujolais nouveau n’est pas vraiment un grand moment automnal mais il faut bien se rendre compte que cette piquette alcoolisée nous laissera le même mauvais goût en bouche et un mal de crâne que cet automne.

Nettoyer les « Jockey Wheels »

Je suis un grand fan des transmissions 12 vitesses de Sram autrement appelées « Eagle ». Malheureusement, celles-ci pèchent par un encrassement très rapide des deux roulettes du dérailleur (les galets ou jockey wheels en anglais).

Ce week-end, je suis encore « tombé » sur un cycliste dont le vélo semblait contenir un élevage de canaris. Il n’a pas été nécessaire de démonter tout le vélo pour me rendre compte qu’un de ses galets était complètement grippé et comme je ne disposais bien entendu pas de matériel avec moi et il a bien dû terminer sa rando avec ses volatiles chantants.

Pourtant, résoudre ce problème n’est pas quelque chose d’insurmontable. Pour vous dire, même moi j’y suis arrivé. J’ai rédigé ce petit CR sans autre prétention que cela puisse décider certains à travailler eux-mêmes sur leur vélo. Que les pros qui y trouvent quelque chose à redire n’hésitent pas à commenter/corriger.

Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Vous déposez votre vélo chez votre marchand qui vous règlera cela en un quart d’heure tout en en facturant une. Peut-être même remplacera-t-il directement les roulettes, ce qui devrait vous coûter une trentaine d’euros, hors main d’oeuvre.
  • Vous nettoyez vous-même vos roulettes, ce qui ne vous coûte rien d’autre qu’un peu de temps.

Avant de commencer, vous avez besoin du matériel suivant :

  • Une clé allen (ou BTR pour les fransquillons)
  • Une épingle
  • Une bombe de WD40
  • Une bombe de nettoyant pour disque de frein (alcool isopropylique)
  • De la Loctite (c’est de la colle à filets)
  • Du papier de nettoyage (style essuie-tout)
  • De la graisse de bonne qualité (j’utilise de la graisse pour roulements Shimano)

On commence par dévisser (avec la clé allen) la vis centrale du galet. Vous récupérez l’ensemble en prenant bien soin de ne pas perdre les deux petites flasques. Vous nettoyez tout cela.

Pour atteindre les roulements, vous utilisez l’épingle et vous retirez les deux joints circulaires sensés isoler les roulements des éléments extérieurs. Faites attention à ne pas les plier.

Vous pouvez déjà noyer le galet et son roulement dans du WD40. Vous laissez agir puis vous nettoyez avec l’essuie-tout et/ou éventuellement une (vieille) brosse à dents. Les roulements doivent tourner librement et être propres c-à-d sans laisser de traces brunâtres quand ils tournent. Recommencez cette opération autant de fois que nécessaire. Si vous disposez d’un compresseur, n’hésitez pas à chasser de l’air dans les roulements, histoire de faire partir toutes les crasses.

Assurez-vous que les billes ne soient pas oxydées auquel cas, vous n’aurez pas d’autre choix que de remplacer le galet. Cela dit, un entretien régulier devrait l’éviter.

Une fois que c’est propre, vous recommencez l’opération avec le nettoyant pour freins. Rappelons que le WD40 est corrosif et qu’il convient d’en éliminer toute trace avant de réinjecter de la graisse propre. C’est la raison pour laquelle je nettoie les protections de roulement uniquement avec de l’alcool isopropylique.

Quand tout est propre et sec, vous bourrez (dans le sens « bien bourrer » du terme) de la graisse dans les roulements et vous refermez le tout en replaçant les joints circulaires nettoyés.

Les deux flasques noires doivent également être propres. Je vous conseille également de bien dégraisser la vis centrale ainsi que le pas de vis sur la cage du dérailleur.

La Loctite est une espèce de colle à filets qui évite que la vis … ne se dévisse. Vous en mettez une goutte sur le pas de vis. Si vous disposez d’une clé dynamométrique, cette vis doit se serrer avec un couple de 3 Nm. Dans le cas contraire, vous serrez à la clé « pifométrique », c-à-d pas comme un malade.

N’oubliez pas que ces roulettes ont un sens : <U>pper et <L>ower tournés vers vous.

Réalisée régulièrement, cette opération prolongera la vie de vos galets.

En ce qui me concerne, j’ai décidé de remplacer les galets Sram par du matériel un peu plus approprié à nos conditions hivernales. Mon choix s’est porté sur du matériel fabriqué en Grande-Bretagne, chez Superstar Component. Les anglais s’y connaissent en conditions climatiques dantesques et pour cela, contrairement à leur contribution européenne, on peut leur faire confiance.

Ces galets disposent d’une gorge qui est une barrière supplémentaire pour éviter que l’eau et/ou la boue n’atteigne trop facilement les roulements. Je remplis cette gorge de graisse blanche au téflon.

Sur mon dérailleur précédent, un Sram 11 vitesses, je les avais également remplacées par des Hope (également de construction britannique). Bien m’en a pris car elles nécessitaient un entretien bien moins fréquent que les roulettes d’origine et je n’ai jamais eu de problème.

12 raisons pour pratiquer le VTT

Le rasoir de l’Occam D’après certaines études, l’homme (et la femme) de 2100 sera complètement glabre. En attendant le  réveillon du prochain siècle, nous devrons encore nous contenter de nous désherber, sans glyphosate, chaque jour (pff …).Les routiers préfèrent généralement un visage rasé de près avec des favoris bien dessinés. Les moutainbikers, eux, n’en n’ont rien à foutre. La barbe de trois jours et les cheveux longs  sont considérés comme tout à fait normaux.

La pyramide et les diabolos mentent. Un cycliste du Tour de France ressemble à une pyramide : tout dans les jambes, pas grand-chose dans les bras et un torse de pigeon. Bref,  un croisement entre de Hulk et ET. Les journalistes mentent quand ils racontent que les cyclistes sur route sont des sportifs complets. Je dirais plutôt qu’ils sont des demi-sportifs à dessous hypertrophié et un haut sous-développé. Avouez quand même un Gregg Minaar ressemble plus à un diabolo : des bras (2) et un torse puissants, des jambes (2) musclées, la puissance à l’état pur.


Les défilés parisiens Sur route, le lycra reste toujours à la mode, ce qui fait ressembler un peloton du Tour de France à une sortie touristique pour folles en goguette. Ils portent leur moulebite très ajusté au corps de manière à rendre bien visible le moindre petit bourrelet.
La mode vttiste est caractérisée par différents types de shorts et de jerseys généralement bariolés de publicités pour des marques de bières ou de vélos. Les armures de protections peuvent ajouter une couche de virilité aux enduristes et aux descendeurs. Certains d’entre eux doivent même se couvrir la tête d’un casque intégral afin de se protéger des assauts de leurs innombrables groupies qui gravitent autour des courses. Nous préférons les vêtements amples dans lesquels nos muscles puissants peuvent se développer librement et se déplacer selon les contraintes imposées à nos corps d’airain.


Les afters bio A l’arrivée, les routiers se goinfrent de boissons énergisantes et réhydratantes soigneusement dosées afin de restaurer leur équilibre intérieur. Nous préférons les boissons naturelles à base d’eau, d’orge, de houblon (et parfois de malt). Leur dosage est tout sauf soigneusement mesuré. Ces compléments alimentaires permettent une ouverture complète de nos chakras et, n’en doutons, pas de retarder l’heure du retour dans nos foyers. A l’arrivée, un coureur du Tour de France est entouré de tout un staff dont le seul but est de le préparer à l’étape du lendemain. Nous … bof … une chaise, une table, une chope, quelques potes et nous sommes repartis … et pas besoin d’attendre demain … quoique …


La carte de géographie Là où les routiers nous montrent des corps propres et sans tache, les Vttistes sont fiers d’arborer leurs différentes cicatrices, témoignages de leurs nombreux exploits. Certains d’entre eux vont même jusqu’à tatouer le lieu et la date de l’incident sous chaque cicatrice. La classe ! Vous voulez apprendre la géographie ? Oubliez la mappemonde et engagez plutôt un vttiste.


Faites la boue, pas la guerre. Afin de ne pas salir son beau maillot, le roadie évite toujours de passer dans les flaques d’eau. Le biker, lui, ne conçoit pas de rentrer propre à la fin d’une trace. Il en va de même pour le vélo parce qu’un biker sans boue n’est qu’un roadie déguisé.


Disc-jockey Les rois du tarmac ne sont pas connus pour leur modernité ni leur enthousiasme pour les nouvelles technologies. Leurs bécanes sont toujours équipées de freins cantilevers, de pneus lisses, de câbles et de toutes ces petites choses que nous avons remplacées par des disques, de l’hydraulique voire même de l’électronique. Bon, ok, je vous concède que les changements de vitesses sont électriques sur les vélos de route. Mais là où ils ont besoin de trois plateaux, nous n’en n’utilisons plus qu’un seul.


La fée électrique L’apparition de motocyclettes électriques dans les bois a permis d’ouvrir de passionnantes discussions sur les bienfaits  (ou non) de ces engins. Imaginez donc comment les afters et les forums étaient ternes sans ces engins, générateurs de controverses. Dans un vtt, au moins, il n’est pas nécessaire de cacher le moteur sous peine de disqualification.


Wall of fame Un Froome ou un Contador sont bien en peine de pouvoir prendre un pot tranquillos dans le pub local tant ils sont poursuivis par leur notoriété. Les vttistes, eux, ne subissent pas ce problème de harcèlement. Et pour cause, personne ne les connait et c’est en toute simplicité qu’ils peuvent se déchirer grave au cafetar local.


Drifting En balançant son corps sur la roue avant et en chassant méchamment son bassin d’un côté ou l’autre du vélo, il est possible, pour quelques secondes d’atteindre le nirvana cosmique qui consiste à faire glisser sa roue arrière dans le gravier. Cette sensation n’est connue que de la part des vttistes. Essayez donc cela avec un vélo de route et c’est l’hôpital assuré.


EPO Racontez à quelqu’un qui n’est pas du milieu cycliste que vous faites du vélo de route et vous n’attendrez pas une minute que l’on vous parle d’Armstrong. Dites que vous faites du vtt et, en moins d’une minute, votre interlocuteur propose de vous offrir une bière en échange du récit de vos exploits.


Phéromones
Il a été scientifiquement prouvé que piloter un Vtt vous rend plus confiant vis-à-vis du sexe opposé. En Asie, des usines entières préparent des bouteilles contenant des phéromones de vttistes à destination des pays européens.