Mise en place de l’Enjambée

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Pour rappel, l’Enjambée, c’est le nom choisi par les namurois pour baptiser la nouvelle passerelle cyclo-piétonne qui va être installée … en face de chez nous. Ce n’est pas vraiment le petit nom que j’avais choisi. Je préférais … l’entrejambe. Mais, bon, chacun ses goûts et les namurois, coincés qu’ils sont, ont fait un autre choix … Bref !
Pour ceux qui connaissent, sur 500 mètres, Namur est traversée par 3 ponts :

  • le pont de Jambes qui doit dater des romains. Etroit et peu pratique pour les piétons et les cyclistes, c’est celui que nous utilisons régulièrement pour nous rendre à pied au centre-ville
  • le pont des Ardennes qui est légèrement décentré et que nous n’utilisons qu’avec la voiture
  • le pont du Luxembourg est celui sur lequel passe le train. Il est doublé d’un accès piétonnier et, parait-il, cycliste. Très mal foutu, sale et mal famé, il est peu utilisé.

Comme nous avons beaucoup de pognon et que le bourgmestre (à mi-temps) de Namur est un peu mégalo, il a été décidé de construire un quatrième pont qui passera par le nouvel aménagement du Grognon (en cours de travaux jusque 2020). Ce pont, une passerelle en fait, est financé par la Région Wallonne (qui a du pognon aussi) et l’Europe (qui est pétée de thunes). Il est exclusivement réservé aux vélos et aux piétons.
Ne croyez pas que je critique pour le plaisir (même si ce n’est pas entièrement faux 😊) parce que l’installation de cette passerelle va nous mettre le centre de Namur à 2 minutes à pied. C’est dire si nous sommes intéressés.
La base jamboise de cette passerelle a nécessité l’expropriation et la démolition de 6 maisons. Les travaux ont commencé en 2017 par des grues, des bulldozers, des camions et une espèce de foreuse géante destinée à installer des pieux sécants.  Ces opérations nous ont cassé les oreilles pendant des mois.


La Belgique comptant pas mal d’entreprises compétentes aussi il a été décidé de confier le chantier à … des espagnols. Les premiers éléments métalliques sont arrivés en juillet sur des camions … portugais. Les 5 pièces de 37 tonnes chacune sont assemblées sur une barge, juste devant nos fenêtres par les ouvriers … espagnols assistés de quelques … hollandais. Vendredi, la barge sera mise en place par un remorqueur (pousseur) … allemand.
Le week-end prochain, l’idée est de mettre la barge en travers de la Meuse et de remplir la barge d’eau pour faire descendre la passerelle en espérant qu’elle tombe pile dans les bases de chaque côté de l’eau. J’espère qu’ils ont bien calculé leur coup sinon on va se retrouver avec la passerelle de la Méduse.


Comme ils ont pris du retard (tiens, tu m’étonnes !), ils sont en plein sprint, à deux équipes, 24 heures sur 24. C’est vraiment top : la nuit, à moitié endormi, tu te relèves pour pisser et tu te retrouves nez à nez avec un mec en train de souder des bouts de ferrailles à 3 mètres de ta fenêtre. Sur le coup, tu te rachètes un pot de chambre et tu te recouches.


La nuit est assez colorée : non seulement ils soudent et ta chambre à coucher ressemble à un lupanar de Hong-Kong mais, en plus, ils meulent et là, tu te retrouves en plein carnaval de Rio avec des étincelles partout. De temps en temps (toutes les 20 minutes, quoi) ils s’amusent à battre la mesure avec de gros marteaux métalliques : les tambours du Bronx à portée de tympans. D’ici à ce qu’ils nous jouent des derviches tourneurs avec leurs tenues de soudeurs, il n’y a qu’un pas. Et, comme en plus, la température caniculaire actuelle nous fait plus penser au désert de Tasmanie qu’à une ville pluvieuse belge, vous comprendrez aisément que le matin, après s’être levé pour la quinzième fois, on soit légèrement énervé avec quelques envies de meurtres (en série).


Bon, quand ce sera terminé, outre le fait pour Namur de se targuer de posséder le plus grand nombre de ponts au mètre courant, cela va vachement nous faciliter la vie. Enfin … on l’espère …
Eric

Le concept du Bilboquet …

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Ce week-end, nous recevions deux amis français. Ouais … je sais ce que vous allez me dire : « des amis » et « français » dans la même phrase, c’est un peu bizarre en ce moment pour un belge….
D’abord, ils sont alsaciens et, en plus, ils rient à mes vannes à deux balles sur la meilleure façon de tuer un français. Cela ouvre déjà pas mal de portes et d’opportunités.
Et en plus, s’ils sont sympatoches, on ne va quand même pas se refuser le plaisir de se revoir, deux journées, au coin d’un bois … sur un VTT, bien sûr. Parce que ces deux-là sont également des vététistes. Cathy ne se sent plus dès que le gradient monte et, une fois les chevaux lâchés, elle est impossible à rattraper. Bon, une française, qui roule à l’eau claire à l’insu de son plein gré, sur un vélo sans moteur et qui laisse tous ses poursuivants derrière elle, c’est assez rare que pour être applaudi. Vincent ne se sent plus dès qu’il voit une descente bien casse-gueule et, une fois le cheval lâché, il est impossible à rattraper.


Heureusement qu’il nous reste les descentes afin de ne pas nous la faire minable. Même Brigitte s’y est mise en développant une technique de descente particulièrement innovante et qui consiste à séparer son corps de son vélo et d’espérer réunir les deux dans le bas de la descente. La technique (dénommée technique du bilboquet) est prometteuse mais demande encore un peu d’entraînement afin d’affiner dans le final.


La journée de samedi avait pour but d’appréhender le tracé VTT du XTerra 2018. Les connaisseurs reconnaîtront que la barre était placée assez haut au point que nous avons dû écourter quelque peu la randonnée afin de procéder au premier ravitaillement … à la Cuve à Bière(s), en plein centre de Namur. J’avoue bien humblement que c’est la première fois que je posais mon séant à cet endroit. Ce qui m’a permis de découvrir une carte de bières tout à fait inconnues. Mon choix s’est porté vers une IPA de Chicago. Nos amis français, eux, ne sont pas encore habitués à la consommation de nectar de qualité et nous avons préféré les orienter vers un truc un peu plus fruité pour commencer, histoire d’éviter le claquage.
Les températures caniculaires actuelles nous ont permis de souper au clair de lune, sur un bateau ancré le long de la Meuse.


Dimanche, nous avons prévu une trace de 50 km qui partait le long de la Meuse vers Profondeville. De là, nous sommes montés aux « 7meuses » puis redescendus puis remontés puis redescendus … bref, vous avez compris le principe. Nous avons trouvé une terrasse ouverte à Arbre (Valérie et moi avions déjà repéré le terrain il y a deux semaines.). Bien nous en a pris parce que trouver un bar à moins de 10 km à la ronde relevait du miracle.


Le temps de recoller Brigitte sur son vélo, nous sommes redescendus au niveau de la Meuse avant de repartir vers notre point de départ … non sans nous arrêter à la Guinguette pour un ravitaillement en Houppe et en glaces.


Pour le soir, nous avons prévu un repas typiquement belge (une fois) à savoir … des frites (une fois). C’est à la Schtouff, à côté de chez nous que nous nous sommes retrouvés pour la dernière soirée. Les frites ont coulé à flot et les sachets de bières n’ont pas manqué au point que Brigitte (encore elle) s’est à nouveau dissociée de son esprit avant d’entamer un one-women-show sur les étoiles et la composition de ses épaules douloureuses. Je n’ai pas compris tout ce qu’elle racontait mais tout le monde semblait bien s’amuser.


Une fois n’étant pas coutume, nous avons fait la fermeture de la Schtouff et de la friterie avant de repartir vers nos destinations respectives et de reprendre la triste monotonie du cours de nos vies.Merci à Cathy, Brigitte, Valérie, Robert et Vincent. Nous avons vraiment passé un chouette week-end en compagnie de personnes très agréables.


Eric
PS : Cathy et Vincent … vous pouvez compter sur nous pour appuyer votre demande de naturalisation. Nous nous occuperons de votre immigration.

Peisey-Vallandy, les Alpes … et le VTT

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C’est notre cinquième passage à Peisey et je dois bien dire que nous en revenons toujours aussi enchantés. 


Nous y allons pour le VTT, càd que les autres activités sont quelques peu zappées. L’équipe de GO (du moins ceux que nous avons fréquentés) est vraiment très bien. Toujours un sourire et toujours faire comme si nous étions le centre de leur intérêt. En ce qui nous concerne, c’est vraiment l’équipe de PlayBike qui nous fait revenir chaque année. Ils sont vraiment exceptionnels. 


Comme chaque année, le matériel est neuf et ce sont d’excellents « formateurs ». Je ne suis pas un fan des vélomoteurs électriques mais je conçois que des personnes en manque d’activité ou ne désirant pas se faire mal puissent y trouver leur compte. 


Comme nous avons la chance de pouvoir comparer avec les années précédentes, je dirais que la qualité du restaurant a diminué avec les années. Mais je dois avouer que Peisey avait un chef pâtissier assez exceptionnel. C’était une première pour les amis avec qui nous sommes venus et eux, ont trouvé le restaurant vraiment bien.

La présence de PlayBike sera déterminant pour notre visite, l’année prochaine, au nouveau village des Arcs que nous avons pu voir en construction.