Sur la trace des vikings

Cliquez l’image pour voir les photos

Sur les traces des vikings…Direction grand nord pour le pont du 11 novembre : premiers pas pour nous au Danemark et à Copenhague.

Dès l’atterrissage mes cellules germaniques se sentent bien !On respire, c’est aéré, la ville est verte, bleue, spacieuse, un urbanisme écolo qui fait la part belle aux modes de déplacement doux…

Il règne ici un air de Berlin, un peu de Vienne, l’eau et les vélos d’Amsterdam, l’Ij aussi, un grain londonien… pas de doute, nous sommes en terre germanique. C’est cosmopolite, on entend parler de tout et je retrouve peu à peu le danois que j’avais aimé, bien caché dans un coin de mon cerveau… pas très loin du néerlandais dont il est définitivement très proche.

Eric est heureux avec son objectif…, les filles sont magnifiques ! Modernes, élancées, blondes, le teint hâlé, naturelles, pas de maquillage, pas de sophistication, callipyges, comme il les aime… et de se demander comment il n’est pas venu plus tôt en ces terres accueillantes ???

Nous parcourons la plus longue avenue piétonne d’Europe parmi une foule sympathique, nous louons des vélos toute une journée pour visiter les ports et les quartiers éloignés, la ville libre de Christiana où flotte une douce odeur de cannabis… nous partons en excursion en train sur les traces des vikings…

Chaque hôtel, chaque restau, chaque café nous donne envie de refaire notre déco… ça tombe bien ! Tout ici est épuré, de belles lignes sobres, des tons dans l’air du temps, une atmosphère très trendy prédomine en chaque endroit. Particulièrement dans le lobby de notre hôtel qui accueille le QG du festival du film documentaire.


Copenhague est définitivement une ville moderne et accueillante, nature et où il fait bon vivre.


Valérie

Le Pays de Galles

Oui, je sais : Grande-Bretagne, soleil et vélo ne vont généralement pas de pair ! Que nenni : nous avons réussi à passer 10 jours au pays élisabéthain quasiment sans pluie et avec des températures au-delà des 25°c (oui, oui, au dessus de zéro).

Cliquez sur l’image pour voir les photos


A Calais, nous avons mis la voiture dans un transporteur phalloïde qui nous a permis d’enjamber la Manche au sec dans la foufoune franco-britannique intracrayeuse. Direction Cambridge, sa ville séculaire, son université, ses touristes chinois et ses fish&chips. La ville, à moitié piétonne, n’est pas bien grande ce qui fait que nous avons pu la visiter entièrement sur nos quatre guibolles. Les vélos accrochés un peu n’importe où sont nombreux et lui donnent un air de Leuven le jour de la rentrée estudiantine. Les trois gouttes de pluie qui nous sont tombées sur la tête n’ont pas dérangé les pélerins et nous avons pu visiter quelques uns des plus beaux collèges anglais.


Après deux jours, nous avons pris la direction du nord du Pays de Galles et le village de Betws-y-Coed. Débrouillez vous pour la prononciation : le Pays de Galles est la région des villages aux deux voyelles : Clwyds, Cwmcarn, Coed Trallwm ne sont pas le résultat de trois passages de chats sur mon clavier mais bien des patelins locaux. Et croyez-moi, il vaut mieux ne pas demander son chemin, mieux vaut se faire passer pour un sourd-muet et écrire sa destination sur un bout de papier.


Betws-y-Coed, c’est … comment dire … un des trous de cul du monde. C’est perdu au milieu d’un serpentin de routes sinueuses et étroites où on arrive un peu par hasard. Betws-y-Coed, ce sont deux rues, rien de plus et n’espérez pas y trouver de  complexe cinématographique ni d’hypermarché. Quant aux restaurants gastronomiques, je n’en parle même pas. Cela a beau être perdu au milieu de nulle part, il y a un monde dingue avec une circulation automobile diurne ininterrompue. Mais qu’est-ce que ces gens viennent f… dans ce bled perdu ? Betws-y-Coed, c’est simplement une de ces Mecque de la randonnée, de l’escalade, du Vtt et du kayak dont les anglais ont le secret. Vous n’y trouverez pas de petite boutique de mode mais … il y a le Cotswold 😉,  « ze place to be » en matière d’équipement  technique, juste à côté de notre hôtel.


Notre hôtel dispose d’une grande terrasse qui semble être le lieu de réunion de fin de journée pour tous les touristes et randonneurs du coin. Tout le monde se mélange autour de grandes tables chiens admis (oui, bon, les gosses aussi mais c’est moins drôle).


Les bikeparks aux alentours sont assez nombreux. Nous avons commencé par Coed-y-Brenin. Un bikepark, c’est un peu comme une station de ski, il y a des pistes (du bleu au noir selon la difficulté), un restaurant qui distribue des produits locaux et bio (mais … pas de bière 😪), des douches, des toilettes ET un bike shop 😉 vachement bien achalandé 😉😉.

La sécurité est un des gros avantages du bikepark. Vous n’y trouverez pas de trou profond d’un mètre caché derrière un virage. Le terrain y est également très varié : passages rocheux, en sous-bois, des montées, beaucoup de descentes, des racines, de la terre, … toutes les techniques y passent.
Le lendemain, c’est une rando « nature » qui nous attend, à Llyn Brenig. En gros, c’est le tour d’une ancienne vallée qui a été  inondée pour faire place à une retenue d’eau.

Pour notre dernier jour dans le nord du pays de Galles, nous sommes allés dans un autre bikepark, à Coed Llandegla qui est plutôt orienté DH (Downhill ou « descente » pour les anglophobes). Là, c’est un peu plus ardu que la veille car avant de pouvoir effectuer une descente, et bien, il faut … monter … quasiment cinq kilomètres en plein soleil. Mais une fois la descente entamée, ce n’est que du bonheur dans un tracé assez technique, rapide et cassant. A Coed LLandegla, le bike shop est gargantuesque et le bike wash nous a permis de décrasser nos vélos.

Après trois jours à Betws-y-Coed, nous descendons tout à fait dans le sud du pays de Galles, vers sa capitale : Cardiff. Non sans s’arrêter, brièvement, à Penderyn qui héberge la seule distillerie de Whisky du Pays de Galles. Mais quel whisky ! C’est probablement un des meilleurs que j’ai eu la chance de goûter. Et, oui, mon bar est rempli …
A Cardiff, nous logeons dans un grand hôtel, le long de la baie qui accueille une course de « Formule 1 » des mers juste quand nous y sommes. Il y a un monde fou au port.
A Cardiff, nous partons vers une rando nature à la presqu’île de Gower qui donne sur la mer d’Irlande. Je connaissais cette rando mais c’est la première fois que nous avons l’occasion de faire du Vtt avec des chevaux. Cette rando se termine le long de la mer, quasiment les roues dans le sable et, une fois de plus, sous le soleil.


Le lendemain, nous visitons le Bikepark Wales qui a ouvert ses portes l’année dernière. Il est définitivement également orienté vers la DH et même le Freeride. Nos vélos ne sont pas prévus pour ce genre d’activité et nous préférons nous contenter sagement des pistes bleues qui ne sont pas non plus piquées des vers. De retour à Cardiff, nous en profitons pour nous offrir une petite randonnée, à vélo, sur le port.

Nous quittons Cardiff pour la côte sud de l’Angleterre et en particulier vers l’île de Wight. Pour ceux que cela intéresse, le mythique groupe de rock des « Who » (cfr. La bande son des « Experts »)  y a donné un concert mémorable en 1971. Notre hôtel est pluri-centenaire avec des bons vieux planchers en bois qui craquent dès qu’on met le pied dessus. La vue sur la mer est fantastique. Nous avons ressorti les vélos pour une courte ballade. Les voitures y sont en effet assez nombreuses.

Le Club Med de Peisey-Vallandry

Cliquez l’image pour voir les photos

Comme vous le savez certainement, depuis quelques années, avec quelques potes, nous avons pris l’habitude de visiter une région du Royaume Uni avec nos Vtt, souvent l’Ecosse ou le Pays de Galles. C’est généralement l’occasion de quelques descentes ( !) bien viriles. Comme nous trouvions que notre technique (de vtt bien entendu) manquait légèrement de mise au point, nous nous sommes dit : « mais bon sang mais c’est bon soir : une semaine au Club Med avec des GO formés au Vtt, c’est ce qu’il nous faut ». Aussi tôt pensé, aussitôt fait … Mais voilà, ce n’était pas tombé dans les oreilles d’une (et même de trois) sourdes qui ont tout de suite associé Club Med, farniente, resto et piscine. Et cela, ça nous avait échappé …

Nous nous sommes donc retrouvés au Club Med de Pesey-Vallandry, dans les Alpes françaises. Bon, une semaine pour quatre personnes et demi, cela ne nous a pas coûté trop cher car nous avons profité d’une promo « early bird » et vu que le Club ouvrait pour sa saison d’été, on a encore eu une rabatte supplémentaire pour nos moitiés. En parlant de moitié, vous me direz que quand on va à Munich, on ne prend pas son demi avec soi ! Rassurez-vous nous ne sommes pas sourds non plus …

Bon, les Alpes … et bien … c’est haut … très haut. Et la descente n’est jamais un cadeau, il faut la gagner. En gros, nous avons fait du Vtt, de la descente et du « freeride ».
Que je vous explique : le Vtt, c’est comme chez nous sauf que si vous voulez vous faire un petit 30 Km, il vous faut les mollets de Froome, la seringue de Pantani et la cervelle de Virenque. Donc, on se limite généralement à un 10, voire un 15 kilomètres dans les bons jours.

La descente et le freeride, c’est comme le Vtt sauf qu’avant de descendre, on monte ( !) en télésiège (ben oui, c’est moins fatiguant) avant de descendre (d’où le nom de « descente ») sur le vélo. C’est l’activité idéale quand on est fatigué (ou fainéant disent certaines mauvaises langues).

Cela, ce sont les activités sportives diurnes. Mais ce qui nous a bluffés, c’est le Club Med de Peisey-Vallandry dans son ensemble. On a eu beau chercher, nous n’avons rien trouvé à lui reprocher. Le restau est gargantuesque, les GO compétents, gentils, patients (ceux chargés du vélo en particulier) et sympatoches.

Pour les activités de soirée, il y a … le bar. Celui-ci est très bien achalandé avec des barmaids en-veux-tu-en-voilà-à-ne-plus-savoir-où-regarder (bon … je vous concède qu’il y a un mec ou deux mais je trouve qu’ils ont mauvais genre). Après le bar, il y a … encore le bar ou, à la limite, le restaurant.

Le restau … pfff … j’ignore où ils vont chercher leurs chefs mais ils mériteraient au moins une « étoile » ou une « toque ». Je vous recommande particulièrement le buffet des desserts. Ce buffet est à conseiller si vous souhaitez pratiquer le freeride en diurne : plus vous êtes lourd, mieux cela descend (il faut juste veiller à ne pas vomir dans son casque « intégral »). Après le restau, et bien, il y a … le bar.

Je vous conseille quand même d’éviter la période de coupe du monde de foot. A cette saison, les instincts grégaires de la population autochtone refont surface et ils pensent encore qu’ils sont les rois du monde.


Eric ( … vous ne pensez quand même pas que Valérie a participé à ce compte-rendu).